Nathan Derome

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VIEILLIR

190 x 180 cm

Acrylique et huile sur toile

Dans Vieillir, j’évoque le passage du temps et l’impuissance de l’homme face à celui-ci. Le vieillissement est l’un des aspects les plus angoissants  de la vie, car il est impossible de le combattre. Dans Vieillir, j’explore la sensation de lentement chavirer vers sa finalité et j’exprime cette peur en me peignant à différents stades de ma vie. 


Sur un tableau de 1m80 par 92 cm, j’ai peint la figure humaine plusieurs fois sur une courbe jusqu’à ce que cette répétition forme un cercle. Sur le côté gauche de la courbe, on peut m’observer enfant, tandis que sur le côté droit, je suis représenté en tant que vieillard.  


Pour mon projet synthèse, je reproduis donc la même toile, mais en inversant toutes les couleurs. Je place en suite le tableau à l’envers, pour que les deux tableaux créent une œuvre de 1m80x1m80 dans laquelle se trouve un cercle formé d'humains. Ce second tableau sert à mettre le sentiment se trouvant dans mon premier tableau en perspective avec la vie des autres. Le tableau du bas agit comme un miroir servant à communiquer le fait que nous sommes tous les mêmes face au temps et que nous connaitrons tout le même début et toute la même fin.  


Le cercle formé à l’aide des deux tableaux représente le cycle infini du temps et la figure humaine sert à illustrer notre place dans ce cycle. Le temps m’a toujours fasciné, et à la découverte de l’album Everywhere At The End Of Time de Leyland James Kirby j’ai développé un intérêt particulier par rapport au vieillissement. Sur cet album de 6 heures et 30 minutes, la maladie d’Alzheimer est simulée à travers un montage de vieilles chansons des années 30. Tout au long de l’album, Kirby nous plonge dans un univers où la musique devient de plus en plus déformée et incompréhensible afin de recréer la confusion et la perte d’autonomie entrainées par la maladie.  


Bien que mon œuvre ne parle en aucun cas de l’Alzheimer, elle parle elle aussi du vieillissement et de la perte d’autonomie causée par celui-ci. Comme le fait James Kirby avec son album, je confronte le spectateur au temps et à l’inévitabilité de celui-ci.  

 

RÉALISATIONS